Écolodge pionnier au bord du Parc National de Masoala, Madagascar
Niché à l’entrée du Parc National de Masoala, sur la péninsule qui ferme la Baie d’Antongil au nord-est de Madagascar, l’Écolodge Chez Arol compte parmi les tout premiers écolodges de la région. Sept bungalows en bois, dont deux familiaux, s’alignent en lisière de plage, entourés par la forêt secondaire du parc, à quelques minutes de bateau de Maroantsetra. Ici, l’écotourisme n’est pas un simple argument commercial : depuis sa création, l’établissement a construit un vrai partenariat avec le village voisin d’Ambodiforaha, autour de l’énergie, de la pêche et de l’éducation.
Les hébergements comptent sept bungalows équipés de sanitaires individuels avec eau chaude, dont deux bungalows familiaux, pour une capacité d’accueil maximale de 25 personnes. Les repas complets, préparés sur place, s’accompagnent de pains, cakes et brioches maison sortis du four de la boulangerie de l’écolodge. L’accès depuis Maroantsetra se fait uniquement en bateau, en fonction de l’état de la mer, ce qui fait de l’Écolodge Chez Arol un vrai camp de base pour rayonner à pied vers la forêt primaire de Masoala ou en apnée vers les récifs coralliens de l’océan Indien.
Les Varis roux (lémuriens) s’approchent parfois à quelques mètres des bungalows, tandis que les sentiers alentour permettent de croiser des Brookesia, caméléons primitifs qui ne dépassent pas 5 cm à l’âge adulte, ou l’Eurycère de Prevost, oiseau emblématique de Masoala. En apnée sur les récifs voisins, on croise près d’une centaine d’espèces de poissons récifaux. De fin juillet à début septembre, la Baie d’Antongil devient l’un des meilleurs postes d’observation des baleines à bosse de Madagascar. Pour les marcheurs, l’écolodge organise aussi des treks accompagnés de guides locaux agréés, du Cap Masoala jusqu’à Antalaha ou au Cap Est, sur plusieurs jours de marche en forêt primaire.
Depuis 2015, l’hydroélectricité installée par l’écolodge alimente gratuitement 110 foyers du village d’Ambodiforaha en éclairage domestique, public et en bornes fontaines, une collaboration menée avec l’ONG ESF et l’association Akamasoa. Depuis 2011, une réserve marine villageoise protège les zones de pêche voisines avec l’appui du Ministère de la Pêche et de la Wildlife Conservation Society : chaque plongeur en apnée contribue à hauteur de deux dollars à l’association Alamaitso, qui finance des projets collectifs pour le village. Depuis 2007, l’écolodge participe aussi au financement des salaires et de la formation des enseignants de l’école du village, avec le soutien de ses clients et de Thoiry Peaugres Conservation.