Écolodge solaire face au lagon, à Belo-sur-Mer, sur la côte du Menabe (Madagascar)
Niché en front de mer à Belo-sur-Mer, sur la côte du Menabe à Madagascar, l’Ecolodge du Menabe (Menabelo) propose douze bungalows traditionnels en bois et en palmes, ouverts sur un vaste lagon de l’océan Indien. Bar-restaurant les pieds dans le sable, énergie solaire, pêcheurs vezo et pirogues à quelques pas : un lieu pensé pour un tourisme respectueux de l’environnement et des habitants du village.
Le village de Belo-sur-Mer et l’écolodge ne sont reliés à aucun réseau électrique. Plutôt que d’installer un groupe électrogène bruyant et polluant, l’Ecolodge du Menabe s’appuie sur des panneaux solaires, un four solaire et l’éclairage solaire du jardin ; l’eau provient de châteaux d’eau et de puits. Les huit bungalows doubles (Gecko 1 et Gecko 2, avec salle de bain privative, moustiquaire et ventilateur) et les quatre bungalows familiaux, pouvant accueillir jusqu’à sept personnes, sont construits en bois et en palmes, dans les mêmes matériaux que les habitations du village. Le bar-restaurant, sous une grande paillote les pieds dans le sable, propose un accès WiFi gratuit et permet de recharger téléphones, ordinateurs et tablettes.
L’histoire de l’écolodge commence par deux traversées de Madagascar à moto, qui ont fait découvrir à Hervé, ancien directeur d’une agence immobilière à Aubagne, et à Carole, ancienne assistante sociale à Marseille, la côte ouest, ses pêcheurs vezo et ses immenses étendues de sable blanc. En 2021, ils s’installent définitivement à Belo pour y ouvrir leur écolodge. Leur équipe de treize salariés, tous originaires du village, contribue directement à la vie de leurs familles et à l’économie locale.
Depuis l’écolodge, plusieurs excursions permettent de découvrir la région : le parc de Kirindy Mitea (Ambararata) et sa forêt dense sèche aux baobabs, les mangroves de la région de Manahy, parmi les plus étendues de Madagascar, ou encore les salines de Belo, où se poursuit encore aujourd’hui la récolte artisanale du sel avant son transport en tracteur ou en charrette à zébus. Les visiteurs peuvent aussi croiser des lémuriens diurnes, observer le passage des baleines de mi-juin à mi-septembre, ou simplement se promener dans le village de Belo-sur-Mer, où pêcheurs et charpentiers construisent encore boutres et goélettes à la main, un lieu que le Guide du Routard décrit comme un vrai coup de cœur de la région. Des massages sur réservation, proposés par une prestataire locale, complètent l’offre de détente face à la mer.
De mai à novembre, l’écolodge est accessible en 4×4 depuis Morondava, au terme d’une piste d’une centaine de kilomètres (environ 3h30) ; le reste de l’année, la piste traverse des cours d’eau et l’accès terrestre n’est plus possible. Une liaison par mer reste alors disponible, en bateau à moteur, pirogue à moteur ou à la voile, sur environ 65 kilomètres (1h40 à 3h00 selon le moyen choisi). L’écolodge peut organiser ces transferts aller-retour, ainsi qu’un circuit en 4×4 vers Tuléar en longeant le lagon.