Bungalows et tentes perchées à la lisière du parc d’Andasibe
À trois heures de route d’Antananarivo, là où la Route nationale 2 plonge dans les forêts humides de l’Est, le Longoza Ecolodge pose ses bungalows de bois et ses tentes perchées à la lisière du parc national d’Andasibe-Mantadia. On s’y réveille au chant de l’indri, on y dîne de grillades sous les arbres, et l’on repart le lendemain matin sur les sentiers, guide en tête, à la recherche des lémuriens qui font la réputation de la région.
Le Longoza Ecolodge a réparti ses hébergements dans un parc arboré, en bordure immédiate de la forêt : bungalows bâtis avec des matériaux locaux, cabanes perchées dans les arbres et tentes de toile montées sur pilotis, chacune avec sa terrasse en bois et son escalier privé. À l’intérieur, lit à baldaquin sous moustiquaire, parquet, salle d’eau privative et cloisons de bambou : le confort est là, mais la forêt reste à portée de main. Certaines unités, aménagées en mezzanine, conviennent aux familles ; les plus belles ouvrent directement sur la canopée.
La raison d’être du lodge tient en un cri : celui de l’indri, le plus grand lémurien vivant, qui porte à plusieurs kilomètres au-dessus de la forêt d’Analamazoatra. Depuis l’établissement, les réserves d’Analamazoatra et de Mitsinjo se rejoignent en quelques minutes, et les guides accompagnent les visiteurs sur les sentiers pour y chercher le sifaka à diadème, le lémur bambou ou le lémur brun. Les sorties nocturnes, en lisière de forêt, révèlent un tout autre bestiaire : microcèbes, caméléons, grenouilles endémiques. À cela s’ajoutent les randonnées à la journée, les descentes en kayak sur la rivière voisine, les balades à vélo et les visites culturelles dans les villages alentour.
Le restaurant du lodge, installé sur une large terrasse de bois déployée autour d’un arbre, sert une cuisine de grillades et de snacks qui mêle recettes malagasy et touches chinoises. Le petit-déjeuner se prend dehors, viennoiseries et jus de fruits face à la forêt, et le bar prolonge les soirées une fois les groupes rentrés de la marche du soir. C’est le point de ralliement du lodge, celui où l’on croise aussi bien ceux qui partent à l’aube que ceux qui reviennent des réserves.
L’établissement, dont le nom reprend celui du longoza, cette plante à fleur rouge des sous-bois de l’Est malgache que l’on retrouve sur son logo, revendique une démarche d’écotourisme assumée : construction en matériaux locaux, guides maison pour les excursions, et réinvestissement d’une partie des revenus dans des actions de reforestation et de sensibilisation des communautés de la région d’Alaotra-Mangoro. Une façon, pour le visiteur, de faire coïncider une nuit en forêt avec le soutien à ceux qui la protègent.