Mascarin – Conservatoire Botanique National de La Réunion

Le jardin botanique qui protège la flore endémique de l’île, à Saint-Leu

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Niché aux Colimaçons, sur les hauteurs de Saint-Leu, le Conservatoire Botanique National de Mascarin veille depuis 1986 sur la flore unique de La Réunion. Espèces endémiques menacées, orchidées rares, plantes des hauts comme des bas : ce centre scientifique conjugue recherche, conservation et sensibilisation du public à la richesse végétale de l’île. Ouvert aux visiteurs sur rendez-vous, il offre un accès privilégié à un patrimoine naturel exceptionnel, rarement dévoilé ailleurs.

Un conservatoire national né à Saint-Leu, à La Réunion

Fondé en 1986 par des botanistes et des responsables politiques réunionnais, l’établissement obtient l’agrément Conservatoire Botanique National en 1993, une reconnaissance qui consacre son rôle de référence scientifique pour la connaissance et la sauvegarde de la flore locale. Installé au cœur du quartier des Colimaçons, à Saint-Leu, le site conjugue collections vivantes, herbier et programmes de terrain menés jusque dans les hauteurs de l’île, comme lors des récentes expéditions scientifiques au Piton des Neiges.

Une mission élargie à Mayotte et aux Îles Éparses

En 2007, la compétence du conservatoire s’étend au-delà de La Réunion pour couvrir Mayotte et les Îles Éparses, un territoire rare dans l’océan Indien pour sa biodiversité végétale encore mal connue. Labellisé Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) depuis 2000, Mascarin travaille aux côtés de l’Office français de la biodiversité, du Parc national de La Réunion et de l’Université de La Réunion pour documenter, cartographier et protéger les habitats naturels les plus menacés des Mascareignes.

Des orchidées rares, entre beauté et urgence de conservation

La Réunion abrite un patrimoine d’orchidées d’une richesse exceptionnelle, mais aujourd’hui fortement menacé par la perte d’habitats naturels. Le conservatoire pilote des programmes dédiés à l’évaluation de leur statut de conservation et à la multiplication d’espèces comme l’Oeceoclades versicolor, une orchidée endémique aux fleurs délicates observée dans les collections du site. Ce travail de fond, mené avec des partenaires scientifiques européens, contribue directement à l’actualisation de la liste rouge des espèces menacées de l’île.

Sensibiliser les jeunes générations à la biodiversité réunionnaise

Au-delà de la recherche, Mascarin ouvre ses portes aux groupes scolaires réunionnais à travers des programmes d’animation pédagogique consacrés à la découverte de la flore locale et des enjeux de sa préservation. Ces ateliers, menés à Saint-Leu comme sur le terrain, initient les plus jeunes à l’observation botanique et à la richesse du patrimoine végétal qui les entoure, dans un esprit proche de celui porté à Mayotte avec le programme Arbomaoré.

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